Projet stratégique
WaterShade
Protéger les refuges d’eau froide du bassin versant de la Restigouche.
Quand la rivière se réchauffe l’été, le saumon atlantique cherche des zones naturellement plus fraîches pour récupérer. WaterShade est une stratégie à long terme qui vise à repérer ces refuges d’eau froide, à les protéger et, là où c’est nécessaire, à les restaurer.
Des étés plus chauds, une rivière sous pression
Les températures estivales de la Restigouche augmentent, surtout depuis une dizaine d’années. Pendant les périodes de chaleur et de faible débit, certaines sections de la rivière deviennent difficiles à supporter pour le saumon atlantique, un poisson d’eau froide.
Le signe le plus parlant est le nombre de journées de stress thermique pour le saumon adulte. Entre 2003 et 2017, on en comptait toujours moins de 15 par été. En 2018, 2020 et 2021, ce nombre a dépassé 30.
Rivière ombragée, bande riveraine boisée ou paysage représentatif de la Restigouche.
Qu’est-ce qu’un refuge d’eau froide?
Un refuge d’eau froide est une zone d’une rivière où l’eau reste naturellement plus fraîche que le courant principal. Il peut être alimenté par une source souterraine, un petit tributaire froid, un chenal latéral ombragé ou une résurgence.
Lorsque l’eau se réchauffe, le saumon et l’omble s’y rassemblent pour réduire leur stress thermique. Protéger un refuge, c’est donc aussi protéger ce qui l’alimente : les petits cours d’eau, les berges boisées et les milieux humides situés en amont.
De la donnée terrain à l’action
WaterShade suit une même démarche, du repérage jusqu’à la protection sur le terrain.
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01
Cartographier
Repérer les refuges d’eau froide et les secteurs les plus sensibles au réchauffement, à partir d’imagerie thermique et de données du territoire.
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02
Prioriser
Choisir les secteurs où la protection ou la restauration apportera le plus grand bénéfice pour l’habitat.
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03
Valider
Vérifier les sites sur le terrain : suivis de température, observations et relevés par drone.
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04
Agir
Protéger les berges, restaurer les sites ciblés et suivre les résultats dans le temps.
Vue large de la rivière ou paysage aérien donnant l’échelle du bassin versant.
Une stratégie à l’échelle du bassin versant
Le bassin versant de la Restigouche couvre environ 12 800 km², partagés entre le Nouveau-Brunswick et le Québec. WaterShade se concentre sur la portion néo-brunswickoise, en grande partie forestière.
Le travail s’appuie sur un inventaire de grande ampleur : près de 862 km de rivière ont été survolés en imagerie optique et thermique, ce qui a permis de classer 1 825 anomalies thermiques dans l’ensemble du bassin. À partir de là, la démarche vise à cibler une trentaine de bassins de drainage à protéger ou à restaurer, dont cinq sites prioritaires.
Des secteurs au cœur du projet
Secteurs prioritaires
Certains secteurs font l’objet d’un examen plus poussé parce qu’ils peuvent jouer un rôle important lors des périodes de chaleur. Les informations détaillées seront publiées seulement après révision interne.
Détails en révision interneTravaux de terrain
Les actions peuvent comprendre le suivi de température, la validation terrain, la protection de bandes riveraines et la restauration de conditions favorables, selon les approbations et les priorités établies.
Pages futures à approuverTravail en rivière : suivi de température, stabilisation de berge, plantation ou équipe sur le terrain.
Par souci de conservation, l’emplacement précis de certains refuges n’est pas diffusé publiquement. Les cartes et images présentées ici restent volontairement générales.
Une stratégie appelée à évoluer
Amorcé en 2023, WaterShade se poursuit par l’analyse et le travail terrain, puis par la sélection des sites prioritaires à partir de 2025 et un suivi adaptatif dans les années suivantes. Les données, les méthodes et les priorités continueront d’être mises à jour au fil du projet.